mercredi 18 février 2015

Jeune diplômée en recherche de son avenir


*** Coup de gueule inside ***

"T'inquiète pas, c'est provisoire"

On était au mois d'août, je venais de finir mon stage de fin d'année et la vie active m'ouvrait grand les bras. Enfin dans mes rêves.



Pourtant j'avais déjà vécu situation similaire 2 ans plus tôt. Après  l'obtention de mon BTS et différents essais de rentrée scolaire dans trois cursus opposés qui ne me correspondaient pas, j'avais déjà rêvé de rejoindre définitivement le monde du travail et le SMIC mensuel (qui me paraît toujours aussi grandiose au vue de mes ressources). Maintes lettres de motivation, 3 mois et un entretien plus tard, j'obtenais un CDD de 2 mois suivi de quelques missions mais rien me permettant de subvenir régulièrement à mes ressources. 
Fait déplorable et triste à constater,  je reprends les études en grande partie pour la bourse, mes économies ayant totalement épuisées par cette année de chômage mais aussi je l'espère,  pour me donner des chances supplémentaires de trouver un travail par la suite. J'ai bossé dur, j'ai obtenu mon DUT dans le commerce sans rougir et maintenant rien. De nouveau et depuis 6 mois. Pourtant je pensais avoir tout fait pour y arriver : 2 diplômes, une recherche dans le 2ème bassin d'activités de France, un CV plutôt bien rempli et une demande de poste simple et sans fioritures : vendeuse.
Mais apparemment ici ça ne suffit pas, on préfère l'expérience aux connaissances et on ne préfère pas donner sa chance.

A quoi bon nous pousser à faire des études si c'est pour nous mettre encore plus a l'écart après l'effort ?
Car la discrimination envers les jeunes diplômés,  elle existe, elle est bien réelle.  Plus on est diplômé,  plus on doit attendre longtemps au chômage pour qu'on veuille bien nous aider. Certains postes nous sont interdits si nous n'habitons en zone défavorisée.  Alors on fait quoi ? On dit à nos enfants d'arrêter de se former, qu'ils s'en sortiront bien mieux en arrêtant l'école en 4ème ou en allant en prison ?

Je pousse un vrai coup de gueule parce que je suis prête à abandonner mes rêves pour accepter n'importe quoi pour réussir à vivre et que même ça on ne me l'accorde pas...

Hate Mondays?  Try unemployment.Parce que s'il le fallait je ferais tout un tas d'autres formations pour correspondre aux offres mais qu'on ne me le permet pas, et je ne parle pas que de mon cas, parce qu'aussi ici arrêter un job pour reprendre des études est considéré comme un abandon et n'est pas valorisé,  parce que toutes ces connaissances qu'on accumule dans l'espoir d'aider à faire grandir une entreprise et à une échelle infiniment petite participer a la croissance d'un pays qu'on aime sont vaines si personne ne croit en nous, parce que mon estime est en train de tomber si bas que je finis par douter d'être capable de réaliser le travail de la plupart des offres simples auxquelles je postule, parce que j'aime mon pays mais qu'il nous oublie, qu'il ne s'étonne pas si après on fuit, pour une question tout bête d'ambition et de survie...

EDIT : Certaines personnes pensent que c'est tranquille d'être au chomâge, qu'on a pleiin de temps libre, etc. Je confirme que c'est n'importe quoi. C'est fou le temps qu'on peut passer à modifier lettre de motivation à chaque nouvelle petite annonce qui sort, l'énergie et l'espoir qu'on peut mettre dans chaque candidature, les coups durs qu'il faut encaisser à chaque réponse négative et le tic tac du temps qui passe dans la tête à toute heure du jour ou de la nuit ! ;)



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire